L’utilisation du végétal local est-il une opportunité pour préserver la biodiversité dans le cadre des changements climatiques actuels ? Le vendredi 16 octobre, la Société d’Etudes vous propose une conférence de Stéphanie Huc (Conservatoire botanique national alpin) sur un sujet des plus actuels.

De nombreux aménagements (pistes de ski, bords de route, parcs photovoltaïques) et réhabilitations de sites (dégradation de sentiers, reconstitution de prairie de fauche…) nécessitent la remise en état des milieux par des opérations de revégétalisation. Actuellement, les semences utilisées sont des variétés très sélectionnées qui viennent souvent de l’autre bout du monde et qui appauvrissent la biodiversité locale.

Afin de préserver les espèces issues de zones biogéographiques aux contraintes physiques et climatiques originales, une marque a été créée, « Végétal local », qui garantit la conservation (du patrimoine génétique local), la diversité (intra et interspécifique) et la traçabilité (garantie de l’origine locale et sauvage) des semences et plants utilisées.

Plusieurs chantiers pilotes ont permis de tester l’utilisation des semences sauvages d’origine locale sur le territoire alpin (Agnel, Courchevel, Saint-Léger-les-Mélèzes, Valjouffrey). A travers les suivis de végétation réalisés, Stéphanie Huc montrera l’efficacité de ces techniques de revégétalisation tant d’un point de vue de la reprise de végétation que de la richesse spécifique.

La conférence est à 18 h à la salle Le Royal, rue Pasteur à Gap (port du maque obligatoire).

Entrée gratuite.

 

08 Oct 2020

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