1 – Des familles de réfugiés

1 Des familles de réfugiés

La famille d’Emilio Vásquez

Emilio Alonso Vásquez est né en 1932 dans les Asturies, dans une famille de mineurs, militants communistes. Son père et six de ses oncles ont combattu dans l’armée populaire. En 1938, âgé de 6 ans, il est évacué avec sa mère et ses trois frères et sœurs, dont un bébé de 20 jours, par bateau de Bilbao sur Bordeaux où le bateau n’est pas autorisé à accoster. Ils doivent revenir en Espagne et fuir vers la Catalogne. En février 1939, toute la famille, composée de la grand-mère, ses trois filles, l’un de ses fils et 6 petits-enfants, se réfugie en France. A son arrivée elle est séparée et Emilio se retrouve à Langres en Haute-Marne avec sa mère et ses frères et sœurs, puis au centre d’hébergement du Pont-la-Dame d’Aspres sur Buech, ou il retrouve une partie de cette famille. Il se souvient que dans ce camp, « la nourriture était infecte, des barbelés ceinturaient le camp et la gendarmerie avec ses chiens était toujours présente, mais les gens du village nous apportaient des sacs de ravitaillement et de vêtements ».

A l’une des annonces de fermeture du camp, en 1941, le curé d’Aspres mit une petite maison à la disposition de sa mère où la famille vivra pendant toute la guerre. Dans un long récit, intitulé « Emilio et la machine à coudre »- celle de sa mère couturière dont il entendra le cliquetis pendant les nuits -, il évoque son enfance de l’exil. Il a conservé de bons souvenirs de cette période, très dure pour sa mère qui doit nourrir ses 4 enfants. Il évoque l’hospitalité du prêtre, dont il devient enfant de chœur, les souvenirs des jeux, les baignades, les fêtes et les bagarres. Il n’a pas oublié les classes de Mmes Céard et Meyzenc, où il chantait « Maréchal nous voilà !». 

Sa mère fait des ménages et, le soir ou la nuit, elle est couturière. Avec ses frères et sœurs il l’aide, « en gagnant un peu d’argent en tournant chez le boucher la manivelle de la machine à saucisses et avec d’autres enfants, à glaner les épis de blé dans les champs moissonnés et à en moudre les grains dans un moulin-à-café pour en faire de la farine et des petits pains ». A 11 ans, il est placé pendant l’été dans une ferme du Dévoluy où il est chargé de garder un troupeau de 20 vaches.

Il évoque aussi des scènes liées à la guerre : Le père de Dolorès a été déporté en Allemagne, son oncle Francisco qui les a rejoints à la fin 43, ainsi que Pedro et Mateo qui doivent se cacher et rejoindront le maquis; les films de propagande italiens puis allemands projetés au Parc ; les soldats allemands qui ont cerné le bourg, fouillent les maisons et arrêtent des Espagnols rouges ; sa mère qui porte des messages secrets de Veynes à Aspres. Enfin, l’arrivée des soldats américains et le retour de déportation en Allemagne du père d’Alicia. Après la guerre, sa famille s’installera à Sisteron. Adulte, il deviendra professeur de l’enseignement technique dans la région lyonnaise et il fut élu de la communauté urbaine de Lyon. Il reviendra fréquemment à Aspres revoir ses amis d’enfance.

Source : Emilio et la machine à coudre, texte non publié de 107 pages, Communiqué par Claudine Guérin de Savournon

La famille Vivès

Le Capitaine Antoine Vivès, né en 1905 à Tarragone. Officier de l’armée républicaine, il a combattu pendant toute la guerre civile dans la Division Lister. Il a été blessé; une grenade lui ayant ôté un œil. A son arrivée en France il est interné dans le camp de Septfonds (Tarn-et-Garonne) et en septembre 39, il s’engage dans la Légion étrangère et part pour le front. Le 20 juin 40, il est fait prisonnier à Rambervilliers (Vosges) et il est envoyé dans le Stalag XVII A en Basse Autriche. Il s’y fait passer pour aveugle et il est rapatrié en France pour raisons de santé, trois jours avant que ses 340 camarades espagnols prisonniers de guerre, sont déportés au camp de Mauthausen ou la plupart périront. Il est admis à l’hôpital militaire de Montpellier.

Son épouse et ses deux filles, évacuées en février 39 de Barcelone, sont arrivées à Gap, logées dans le garage d’un hôtel réquisitionné, puis au Centre du Pont-la-Dame, pendant plus d’une année. Sa fille Isabelle se rappelle « du froid et des maladies dont elle a souffert (galle et jaunisse), mais aussi des représentations théâtrales données par des artistes réfugiés qui éblouissaient les gens d’Aspres ». Antoine Vivès y rejoint sa famille et il est employé comme cuisinier au Centre d’hébergement. Mme Vivès est employée à l’hôtel Malaterre, qui peut loger la famille, autorisée à quitter le camp.

Recherché pour avoir incité des compatriotes à entrer dans la résistance, Antoine Vivès doit quitter la région. Il rejoint une unité de l’AS de l’Isère et il se retrouve au château de Murinais (près de St Marcellin dans l’Isère), ou des dirigeants de l’ancienne Ecole d’Uriage, fermée par Laval, hébergent des équipes d’instruction de jeunes combattants volontaires des maquis de la région. Le 15 février 44, suite à une dénonciation, le château est investi et incendié par la Gestapo qui arrête ses occupants. Il est déporté le 6 avril 44 au camp de concentration de Mauthausen par le dernier et plus important convoi pour ce camp: 1489 déportés, dont 55 % ne survivront pas. Sous le matricule 63308, il est affecté dans les kommandos de travail forcé de Melk et d’Ebensee. Au sein de ce camp il est l’un des responsables de l’organisation clandestine des Espagnols internés, jusqu’à la libération du camp le 24 avril 45. Rapatrié le 11 mai, « il est reconnu invalide à 10% pour maladies contractées en déportation » et il rejoint sa famille installée à Aspremont.

La famille se fixera à Aspremont où Isabelle, qui a épousé M Borel, natif du Val d’Oze, gèreront un restaurant. Dans son roman Antoine et Isabelle, son petit fils Vincent Borel évoque ce grand-père catalan, combattant de l’armée républicaine, prisonnier puis déporté en Allemagne et exilé. Mme Borel qui lors de la journée d’études a apporté le témoignage unique d’une réfugiée en 1939, est décédée en 2020.

Sources : DL du 17/7/2016, Récit de Mme Borel et dossier de déporté 21P 689694, d’A. Vivès aux archives militaires (à soumettre à Vincent Borel ?)

La famille Piñol, composée des parents et de leurs trois enfants, est arrivée à Gap en février 1939, hébergée dans la caserne Desmichels. Elle est ensuite transférée à Serres « où elle habite dans un hôtel et où elle a gardé le souvenir d’une population très accueillante ». La famille rejoint ensuite le Centre du Pont-la-Dame « où logent alors près d’un millier de réfugiés ». La mère est couturière, José, le père, et le fils Evariste, travaillent à la boulangerie qui approvisionne le camp. Embauchés ensuite par l’entreprise d’électricité Bourg-Audibert de Laragne, ils installent des lignes électriques dans la vallée du Jabron. La famille s’installe à Laragne en 1942. La fille Rosita et sa jeune sœur travaillent au domicile de M. Bourg, dont l’épouse est très malade et elles s’occupent des enfants. Puis elles sont toutes deux embauchées par Fleur des Neiges, la petite usine de pates alimentaires. En 1943, sans en parler à sa famille, Rosita devient agent de liaison du maquis Morvan. Elle écriera des poèmes en espagnol sous le pseudonyme de Monique Sauvage qui relatent son exode et celui des siens. Elle est décédée en 2001.

Source : Revue le Luminaire, n° 20, 2003, textes du Dr. Jean-Pierre Rouge et de Michel Mouttet, communiqués par ce dernier.

La famille González Campón, originaire de Gijón (Asturies), avait été évacuée par bateau vers La Rochelle en 1937, d’où elle avait pu rejoindre Barcelone et s’y installer. En février 39, elle dut à nouveau s’exiler en France. Mme González arrive à Gap avec ses trois enfants, deux fillettes de 8 et 6 ans et un garçonnet et ils sont logés à la caserne Desmichels, puis quelques mois à Chorges avant de s’installer au Centre du Pont-la-Dame en septembre 39, où elle donne naissance à un 4ème enfant. Elle est accompagnée de ses parents et de ses grands parents Nuñez, ainsi que d’une belle-sœur qui a un enfant. L’un de ses frères pris par les nationalistes à Gijón a été fusillé. Son époux qui a combattu comme capitaine dans l’armée républicaine, a été interné dans le camp d’Argelès, puis à Fontenay-le-Comte dans les Deux-Sèvres; il parviendra à les rejoindre et détaché du GTE,il est ouvrier agricole à Remollon.

La famille Stephens, propriétaire de la boyauderie d’Aspres embauche plusieurs membres de la famille et leur assure un logement. Deux autres enfants naîtront en 1943 et en 46. La famille se fixera à Aspres. Les grands-parents y décéderont en 1946 et 69 et les parents en 1983 et en 2003. Les enfants s’y marieront.

Source : J- P Mouton, Aspres-sur-Buëch, Un témoignage en images, Édition communale, 2012;

La famille Ribès a quitté la Catalogne en février 39. Le père, qui est carabinier dans l’armée républicaine, est interné dans un camp de militaires, puis dans une Compagnie de Travailleurs Étrangers (CTE). La mère, qui est enceinte, et ses deux filles âgées de 3 et 5 ans se retrouvent dans un centre d’hébergement près de Moulins où elle accouche en mars 39 ; puis elles sont autorisées à se rapprocher du père et elles s’installent à Mont-Dauphin. Quand le GTE est envoyé sur la ligne Maginot, elles se retrouvent au Camp du Pont-la-Dame. Leur fille Carmen, qui a alors 7 ans « se souvient des files d’attente pour aller chercher à manger et de la nourriture écœurante que sa mère ne voulait pas qu’elle mange ». Le père démobilisé est parvenu à les rejoindre. « Il sortait clandestinement du camp pour aller marauder dans les parages. Les gens d’Aspres venaient nous regarder à travers les grillages et nous passaient des choses à manger ». Après un an de séjour, les Ribes quittent le camp, grâce à l’aide de M. et Mme Laurent d’Aspremont qui ont assuré un travail au père et un logement à la famille. Ils s’installeront à Gap quelques années plus tard. Carmen, vit aujourd’hui dans l’Ardèche et dit qu’ « avoir été enfermée, enfant, dans un camp m’a fait aimer la liberté ».

Source. Le Dauphiné libéré du 17 juillet 2016. Récit de Carmen Ribès. (à soumettre à Fanck Ribes de Bordeaux (son fils ?) de Bordeaux, sur le fichier)

La famille Faya avait émigré en France en 1924, répondant à l’appel de main d’œuvre étrangère lancé par la France après 1919, puis elle était retournée vivre à Barcelone. Vers la fin de 1937, pour les mettre à l’abri des bombardements, Mme Faya a conduit ses enfants dans une famille amie de Pamiers (Ariège), où elle les rejoindra en janvier 1939. En février 1939, Monsieur Faya qui est dans l’armée populaire, a traversé les Pyrénées à pied. Interné au camp d’Argelès sur mer, il en est ressorti en s’engageant dans la 194ème CTE, affectée à Salbris (Loir-et-Cher), où il travaille dans un atelier de chargement. En juin 1940, la CTE revient au camp de Villeneuve-du-Paréage (Ariège) et M Faya peut alors se rapprocher de sa famille. En Octobre 1940, sa CTE est envoyée à Briançon pour effectuer des travaux routiers. Sa famille est autorisée à l’accompagner et elle loge dans une caserne désaffectée. Son GTE est ensuite basé à Mont Dauphin et à Guillestre, tandis que sa famille est transférée au centre du Pont-la-Dame où elle séjournera une année. Suite à une demande de retour en Espagne qui n’aboutira pas, Mme Faya et ses enfants reviennent près de la frontière espagnole en novembre 1941 et ils sont internés au camp de Rivesaltes. En Mars 1942 M. Faya, très malade, les rejoint dans ce camp où il décède peu après.

En Novembre 1942, Mme Faya et ses quatre enfants sont transférés au camp de Gurs, d’où ils seront libérés en mai 1943 et elle revient à Pamiers où la famille se fixera. Le 11 avril 2013, le Maire de Pamiers a remis à titre posthume, la médaille d’honneur de « Juste parmi les Nations » à Concepción Faya Blásquez, – représentée par sa fille Angèle Debeaume Faya ». Lors de son séjour au camp de Gurs, elle avait sympathisé avec une femme juive Mme Mizrani qui avait deux enfants. En 1943 de retour à Pamiers, elle a pu les faire sortir clandestinement du camp et elle les a accueilli et caché. En outre, elle avait franchit la ligne de démarcation pour récupérer sous de fausses identités les deux neveux de Mme Mizrani, dont les parents avaient été déportés.

Source : Note communiquée par Mme Marie-Thérèse Roger, qui avait commencé à recueillir le récit de vie de Mme Angèle Debeaune-Faya, projet interrompu par le décès de celle-ci.

La famille Pérez Melón.

Jesús Vicente Pérez Melón est né en 1878, à Valencia de Don Juan (Castilla-León), dans une famille de 13 enfants qui possède des latifundias (grandes propriétés foncières). Il fait de brillantes études chez les Jésuites et doit logiquement hériter de ce patrimoine et vivre de sa rente foncière. Mais il en sera tout autrement.

Dès 1910, à 32 ans, il entre au Parti Socialiste Espagnol, fondé en 1879 par Pablo Iglesias (1850-1925), dont il devient l’ami. Il se marie en 1913 à Palencia, avec une institutrice, Emiliana Pérez Ramos. Ils auront deux enfants, Jesús né en 1914 et Esther, en 1921. En 1920, il se présente aux élections générales de Sabero (Castilla-León), puis de Valencia de Don Juan en novembre 1921. En 1921 aussi, il publie un premier livre, Tierras Esclavas, sur la propriété terrienne espagnole et les conditions socio- économiques des paysans. Il participe à l’organisation de la « Associación Agraria de León » et au « Sindicato Minero Castellano ». Il exerce différentes activités politiques et syndicales qui le conduisent par la suite aux Asturies. En plus de son travail de secrétaire de mairie, il devient journaliste, essayiste et poète. En 1927 il intègre le syndicat UGT (Unión General de Trabajadores). En 1933 il préside un acte électoral à Llanes (Asturias) avant que n’éclate la révolte minière d’Oviedo en 1934. En 1935 son fils, Jesús, qui suit des études d’ingénieur, commence son service militaire. En 1937 c’est l’offensive franquiste contre les Asturies. Santander tombe en août. Son fils, Jesús, engagé aussi à gauche, perd la vie probablement dans une manifestation, abattu par les nationalistes et son corps ne sera jamais retrouvé. La famille Pérez, réduite à trois membres, est obligée de s’enfuir.

Le 3 février 1939, -après la chute de Barcelone tombée le 26 janvier 1939 aux mains des troupes franquistes-, ils passent la frontière du Perthus en provenance de Vilasar de Mar (Barcelona). À 61 ans, Jesús Vicente Pérez, arrive au camp des Mées (04), inscrit à la CTE n°702, avec sa femme et sa fille Esther et ils sont employés de façon temporaire dans plusieurs familles de Forcalquier. Puis ils sont envoyés au camp d’Argelès (îlot K, 34), de novembre 1939 à mai 1940. Ils sont ensuite employés à Izeaux (38) de mai 1940 à août 1941 dans l’usine d’habillement Chevron jusqu’à la fermeture de celle-ci. Sous le motif « d’être en surnombre dans l’économie nationale », ils sont envoyés au camp de Rivesaltes (îlot K, Baraques 10,11), d’août 1941 au 12 juin 1942. Dans ces camps, le couple occupent la fonction d’instituteurs, tandis qu’Esther y est infirmière.

Suite à la décision de libération prise par le préfet des Pyrénées Orientales, la famille prend alors le chemin du camp du Pont-la-Dame, où elle arrive le 14 juin 1942. Le rapatriement en Espagne était impossible sous peine de mort, Esther est autorisée à séjourner à Briançon comme domestique au Grand hôtel, « en attendant la régularisation de sa situation ». Tous les trois sont recensés à Gap en septembre 1944. Jesús Vicente est sans profession ou gardien de nuit et son épouse est devenue couturière et lingère. Leur fille épouse Philippe Talabot, résistant dans le Champsaur, et elle prendra le risque d’assurer quelques transmissions clandestines pour cette cause. Jesús Vicente vit pauvrement à Gap jusqu’à sa mort en 1966, à 88 ans.

Pendant ce long et chaotique séjour en France, il continue à écrire des articles journalistiques (le premier retrouvé en France date de 1944 et le dernier connu de 1960). Il publie dans les colonnes de la presse de l’exil, dans El Socialista Español (bulletin de la Unión Socialista Española, courant Lamoneda-Negrín ), dans España Combatiente et dans Unidad Sindical, sous différents pseudonymes et aussi sous son propre nom. Il rédige finalement en 1944 les trois manuscrits définitifs qui réunissent toutes ses réflexions écrites, mûries depuis si longtemps et sauvées, on ne sait comment, des camps, de la perte et de l’oubli. Bárbaros, traite des régimes autoritaires européens, des guerres et de la politique internationale. La Tierra madre.Tierra, trabajo y propiedad, est une étude sur la propriété terrienne espagnole et le système d’imposition. A lo largo del camino, est un recueil de poésies à la thématique et forme variées, écrites entre 1918 et 1966. Il existe également une vingtaine de lettres de sa correspondance amicale et politique avec Félix Gordón Ordás (président du gouvernement républicain en exil à Paris puis au Mexique). Tous ces documents furent rendus à la lumière en 2004, exhumés d’une malle par sa petite-fille, Madame Élisabeth Talabot, complétés dernièrement par la découverte inattendue du livre publié auparavant en Espagne en 1921 et où s’exprimait déjà la réflexion d’un homme profondément humain, sensible, courageux et pugnace dans sa lutte pour plus de justice et d’amour entre les hommes de bonne volonté.

Sources : Note de Madame Marie- Danièle Chabot-Rodriguez, q

Emilio Almerich

Emilio Almerich, ingénieur, était franc-maçon, membre d’une loge espagnole (probablement à Barcelone). C’est par Jean Roumilhac, qui avait organisé une filière pour accueillir les réfugiés, particulièrement les francs-maçons, qu’Emilio Almerich rejoint la France et retrouve sa fille Carmen, qui va épouser, en 1944, Hector Brun et se fixer à Meyssirat, près de Veynes.

Les francs-maçons espagnols en exil créent après guerre une loge à Marseille, dont Jean Roumilhac est élu vénérable d’honneur et, pour cette occasion, Emilio Almerich lui dessine ce diplôme.

Il va également peindre de nombreuses toiles, dont des paysages de la région de Veynes. Il participa à de nombreux salons, dont ceux organisés par la CNT espagnole de Toulouse.

 

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